Bicentenaire du canton du Valais dans la Confédération – Discours du 7 août 2015

 

Chères Amies, Chers Amis Confédérés, Chères Amies Valaisannes,

Chers Amis Valaisans, d’ici et d’ailleurs, Chers Amis de notre canton,

Bienvenue à vous toutes et à vous tous et surtout merci de nous avoir rejoints ce matin et de nous accompagner tout au long de cette belle journée de fête.

Un merci tout particulier à Mr Schneider-Amman, conseiller fédéral, pour sa présence. Nous apprécions, bien sûr, son action en faveur de l’économie du pays, mais aussi et particulièrement aujourd’hui, sa personnalité, son amabilité et sa disponibilité. L’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible affirmait Antoine de Saint-Exupéry.

Eh bien, Mesdames et Messieurs, ce passé que nous célébrons aujourd’hui, c’est tout simplement l’avenir de notre canton que nos ancêtres ont rendu possible, particulièrement en liant notre destin à celui de la confédération ce 7 août 1815 et en le plaçant sous le signe du fédéralisme. Un fédéralisme, creuset de solidarité et d’efficacité qui aura permis de préserver et de faire cohabiter de manière harmonieuse les différentes identités tout en instaurant une saine concurrence entre les cantons.

Aujourd’hui 200 ans plus tard, à notre tour de nous inscrire dans la continuité. Dans un même processus, à notre tour de rendre possible l’avenir de notre canton à l’aube du XXIème siècle. XXIème siècle qui a débuté en fanfare, avec, il faut bien le reconnaitre, un cortège de désagréments économique et financier mais aussi avec un cortège de projets tous plus ambitieux les uns que les autres et représentatifs de cet esprit de battant et de gagneur qui anime le Valaisan. Et aussi parce que le Valais, face aux défis importants, se retrouve plus uni et solidaire que jamais. Les Valaisans, s’ils se battent parfois entre eux, ont pour habitude de toujours chasser ensemble.

Cette solidarité a permis la naissance de la Confédération helvétique. Cette même solidarité, conjuguée à l’indispensable efficacité économique offrira également un avenir à la Suisse du XXIème siècle. Une Suisse qui sera plus que jamais valaisanne, à son image, tournée vers la recherche et la technologie, garantie par une production majeure d’énergie renouvelable, résolument appuyée sur un tourisme de qualité dans un environnement irréprochable et sécurisé. Une Suisse qui sera valaisanne et clairement au cœur de l’Europe à travers sa situation géographique, ses contacts et ses liaisons internationales que lui offre notre canton. Liaisons qui, en 1810 déjà, avaient aiguisé l’appétit d’un certain Napoléon Bonaparte, grâce à qui, finalement tout a commencé…Enfin une Suisse qui sera valaisanne dans sa capacité à faire cohabiter des cultures différentes. Et en Valais lorsque je parle de capacité, on pourrait presque oser le terme de génie, tant il est parfois délicat de se comprendre, de part et d’autre de la Raspille entre les Amis du Haut et les cousins du Bas. Mais nous y arrivons… de manière sereine, ouverte, et souvent avec le brin d’humour nécessaire. Une Suisse qui sera donc valaisanne, mais avec un Valais qui, de son côté, restera profondément suisse.

Le Valais continuera d’offrir à la confédération son esprit parfois frondeur mais aussi son imagination et sa force de proposition ; son caractère entier mais aussi sa fiabilité et son endurance ; et, par-dessus tout, cette capacité de dialogue et cet esprit de solidarité hérités de nos aïeux.

BICENTENAIRE DU VALAIS VENDREDI 7 AOUT 2015 (PHOTO-GENIC.CH/ OLIVIER MAIRE)

BICENTENAIRE DU VALAIS VENDREDI 7 AOUT 2015
(PHOTO-GENIC.CH/ OLIVIER MAIRE)

BICENTENAIRE DU VALAIS VENDREDI 7 AOUT 2015 (PHOTO-GENIC.CH/ OLIVIER MAIRE)

BICENTENAIRE DU VALAIS VENDREDI 7 AOUT 2015
(PHOTO-GENIC.CH/ OLIVIER MAIRE)

 

Monsieur le Conseiller Fédéral,

Mesdames et Messieurs les représentants des cantons suisses,

Votre présence aujourd’hui nous honore et nous flatte. En ce 7 août 2015, votre visite à celui qui passe souvent pour l’enfant terrible de la confédération, un petit dernier turbulent peuplé d’irréductibles individualistes, votre visite n’est aujourd’hui aucunement motivée par l’incroyable beauté de nos paysages ou par la qualité incomparable de nos produits viticoles ou agricoles. Non, votre visite de ce jour est une simple marque d’affection, un message de confiance mutuelle et d’encouragement à poursuivre encore longtemps notre voyage commun à travers l’histoire.

Les Valaisannes et les Valaisans parlent deux langues mais c’est d’une seule et même voix, comme ils le font d’ailleurs à Berne, qu’ils vous disent aujourd’hui, que je vous dis en leur nom, notre satisfaction à vous recevoir, notre plaisir à vous offrir ces instants de fête et notre fierté toujours renouvelée d’être Suisse.

Les mariages de raison sont, dit-on, ceux qui durent le plus longtemps. Assurément, le Valais et la Suisse, en plus des bonnes raisons évoquées pour s’engager ensemble, continuent d’avoir, tout comme en 1815, un coup de cœur l’un pour l’autre. Avec cet esprit peut-être un peu têtu, on nous qualifie certaines fois de tête de bois, ce qui n’est pas tout à fait exact car il existe des bois très tendres, avec cet esprit donc à tout le moins déterminé, les valaisannes et les valaisans, avec leur gouvernement, s’engagent donc clairement à rendre possible pour le plus grand bien de nos enfants, petits-enfants et descendants, une tranche supplémentaire et non limitée d’avenir commun avec la Suisse, sous le double signe du respect et de la solidarité.

BICENTENAIRE DU VALAIS 7-8 AOUT 2015 (PHOTO-GENIC.CH/ OLIVIER MAIRE)

BICENTENAIRE DU VALAIS 7-8 AOUT 2015
(PHOTO-GENIC.CH/ OLIVIER MAIRE)

Mesdames et Messieurs,

Elus communaux, cantonaux et fédéraux,

Valaisannes et valaisans de bonne volonté,

Offrons à nos enfants ce Valais d’avenir,

Ce Valais, terre d’accueil et de bien-être,

Ce Valais ouvert, pays de tolérance et de compréhension,

Ce Valais, fier de sa culture et de ses traditions, mais aussi de ses projets et de ses ambitions,

Ce Valais passage obligé de la Confédération et de l’Europe,

Ce Valais de respect pour son environnement, son énergie et son or bleu,

Ce Valais d’innovation et d’échanges, au carrefour de la recherche et de la création,

Enfin offrons à nos enfants ce Valais d’avenir, au cœur de la Suisse, de notre Suisse, qui elle, restera toujours dans notre cœur.

 

Jacques Melly

Président du Conseil d’Etat

Si vous souhaitez découvrir les différents reportages du bicentenaire du Valais,
rendez-vous sur le site de Canal 9 avec le lien suivant : CANAL 9

Allocution – Réception de Nicolas Voide, nouveau Grand Baillif du Canton du Valais à Martigny

Monsieur le Grand Baillif,
Monseigneur Evêque du diocèse de Sion,
Madame et Messieurs les Conseillers d’Etat,
Messieurs les Conseillers aux Etats,
Madame et Messieurs les Conseillers nationaux,
Messieurs les 1er et 2e Vice-présidents du Grand Conseil,
Monsieur le Président du Tribunal cantonal,
Monsieur le Procureur général,
Monsieur le Président de la Municipalité de Martigny,
Mesdames et Messieurs les représentants des autorités communales, cantonales, religieuses, bourgeoisiales et militaires,
Mesdames, Messieurs,

 

Il est des hommes et des femmes dont on perçoit l’intelligence, l’humanisme et la générosité au premier regard.

Il est des hommes et des femmes qui choisissent librement de s’engager pour le bien commun.

Il est des hommes et des femmes qui conjuguent humour et gentillesse avec sérieux du travail et hauteur de vue.

Il n’est pas courant de rencontrer des hommes ou des femmes qui réunissent toutes ces qualités.

Nicolas Voide, notre nouveau Grand Baillif, fait partie de ces personnalités. A la fois proche des gens, humain, doté d’un humour ciselé, tout à la fois déterminé et tolérant (la tolérance est la faculté de supporter ce que l’on est incapable d’interdire) Nicolas a choisi de mettre son intelligence, son énergie et sa hauteur d’esprit au service de notre canton. Avec humilité, avec « grinta » et avec détermination.

Le parcours de Nicolas Voide atteste de cette volonté de servir : député suppléant de 1997 à 2001, puis élu 3 fois député, Nicolas a présidé d’une main de maître le groupe PDC du Bas pendant 8 ans. Avant cela, il avait fait ses armes, très jeune, sur les bancs du Conseil général de Martigny, et également exercé la charge de président de section de Martigny.

Mais la politique n’est de loin pas le seul engagement de notre Grand Baillif. Outre son parcours professionnel d’avocat et de notaire, il a présidé aux destinées de nombreuses associations. Ancien Président du FC La Combe et Membre d’honneur de ce club, Président de la Cyclosportive des Vins du Valais, membre actif et Vice-président de l’Harmonie Municipale de Martigny… et j’en passe… Nicolas a décidément la fibre sociale et le goût des rencontres.

Seul l’engagement comme Vice-président du HC Martigny peut porter à interprétation, particulièrement pour le Sierrois qui vous parle. Cette envie de partager, cet entregent naturel et sincère, seront de réels atouts pour représenter notre canton en cette année du bicentenaire émaillée de nombreuses réceptions et rencontres.

Votre expérience et votre sens de l’Etat, Monsieur le Grand Baillif, contribueront également à mener les travaux parlementaires avec compétence. Cela est d’une haute importance, car la charge du Président du Parlement et son rôle dans nos institutions demeurent essentiels pour la bonne marche de notre canton. Le Valais doit pouvoir compter sur des institutions qui fonctionnent et qui collaborent avec intelligence et discernement. Sans complaisance, et sans agressivité stérile. Tant de défis attendent notre canton dans les années à venir, que ce soit dans le domaine de l’énergie, des transports, de la sécurité, de la santé, des finances, de la recherche ou de la formation.

A ce titre, le Gouvernement cantonal demeure très attentif à cultiver une bonne et fructueuse collaboration avec le parlement, dans l’intérêt de nos institutions et de notre canton. Le Conseil d’Etat se réjouit ainsi de l’accession de Nicolas Voide à la Présidence du Grand Conseil. Son expérience, son sens du devoir et de l’Etat, constituent le gage de la continuité de bons rapports entre l’Exécutif et le Législatif. Mais si vous possédez certes des compétences étendues et reconnues, ce 1er mai constitue, Monsieur le Président du Parlement, votre premier jour de travail comme Premier Citoyen du pays.

Dans ce contexte, je souhaite vous adresser quelques conseils qui, je l’espère, vous seront utiles. Dans le respect évident de la séparation des pouvoirs. Mais entre amis, on peut tout se dire !

Premier conseil : Cher Nicolas, je vous invite à garder votre calme en toute circonstance.

Occuper le « perchoir » n’est pas toujours facile : nos députés sont un peu virulents, parfois même turbulents. Mais reconnaissez avec moi qu’ils ne se montrent que assez rarement désagréables. Tout au plus prouvent-ils – et c’est une bonne chose ! – que notre parlement a beaucoup de choses à dire !

Comme deuxième conseil, Monsieur le Grand Baillif, je vous invite à la patience.

Certes, les débats dépassent de plus en plus les heures habituelles de travail de notre parlement et les prises de paroles débordent bien souvent les minutes autorisées… Mais l’important demeure que les échanges puissent être nourris. Cela prouve  – et c’est une bonne chose  – que notre parlement est bien vivant !

Mais rassurez-vous, vous ne serez pas tout seul dans l’accomplissement de votre charge. Vous pourrez compter sur une équipe efficace et expérimentée, avec à vos côtés Maître Edmond Perruchoud, 1er Vice-président et Diego Wellig, 2e Vice-président.

Je vous adresse, à vous également Messieurs les Vice-présidents, les vives félicitations du Gouvernement pour votre élection de ce jour et je formule les vœux de plein succès dans vos tâches et vos actions.

J’adresse également mes félicitations au – dès aujourd’hui – Past-Président du Grand Conseil. Monsieur le député Grégoire Dussex, vous avez su placer votre année présidentielle sous le sceau du dynamisme et de la rencontre avec les citoyens. Vous avez conduit notre Parlement avec finesse et doigté assurant ainsi une haute qualité aux débats. Bravo cher Grégoire et merci de votre engagement au service de notre canton !

Pour terminer sur une appréciation historique véridique et fondée, il me plaît à rappeler que la fonction de Grand Baillif, héritage de la maison des Habsbourg et de la maison de Savoie, fut reconduite dans la Constitution de la République et Canton du Valais de 1815.

Celle-ci décrétait, dans la sagesse de nos aïeux, que le titre de Grand Baillif serait porté non pas par le Président de la Diète (qui deviendra le Grand Conseil en 1839), mais par le Président du Conseil d’Etat, et que celui-ci conduirait les deux pouvoirs politiques : l’Exécutif et le Législatif.

Loin de moi l’idée de vouloir réintroduire ces prérogatives, et de demander que le Président du Conseil d’Etat puisse à nouveau s’appeler Grand Baillif, voir qu’il puisse diriger le Grand Conseil. Autres temps, autres coutumes…

Aujourd’hui ces deux fonctions sont exercées par deux élus. Et cela semble très bien ainsi, surtout lorsque les deux pouvoirs exercent leurs prérogatives en bonne intelligence, ce qui est assurément le cas.

Mesdames, Messieurs,

On dit souvent que pour faire un bon discours il faut une bonne introduction, une bonne conclusion et trouver le plus court chemin entre les deux… Je ne serai donc pas plus long.

Je tiens à réitérer mes chaleureuses félicitations à notre nouveau Grand Baillif et à lui exprimer, au nom du Gouvernement cantonal, les vœux de réussite et de succès dans cette noble et importante mission.

A vous toutes et tous, belle fête !

Vive le Grand Baillif, Vive Martigny, Vive le Valais !

 

Arpille – Vallée du Trient : création de la 2e plus grande réserve forestière de Suisse

Le Toblérone de l’Arpille vu du rocher du Temelin (c) J.Bochatay

La réserve forestière de l’Arpille – Vallée du Trient a officiellement vu le jour ce 6 février 2015, comme relaté dans cet article du Nouvelliste ou présenté dans cette information de Canal9. Avec une surface de 1307 hectares, cette nouvelle réserve est la deuxième plus grande de Suisse après celle de Val Cama/Val Leggia (1578 ha) aux Grisons.

Les propriétaires concernés par cette mise en réserve forestière sont les communes et bourgeoisies de Finhaut, Martigny, Martigny-Combe, Salvan, Trient et Vernayaz, le consortage de l’alpage de l’Arpille et la Paroisse catholique romaine de Martigny.

Signée pour une durée de 50 ans, cette convention formalise la mise en réserve et en fixe les règles d’utilisation. Sur une surface de 773 ha, les propriétaires renoncent ainsi à toute exploitation sylvicole afin de favoriser le développement naturel de la forêt. Les 534 hectares restants feront quant à eux l’objet d’interventions particulières avec le soutien du Service des forêts et du paysage (SFP), interventions visant à valoriser les habitats d’animaux et de plantes prioritaires, ou à introduire des essences ayant une valeur écologique particulière.

Signature de la convention

Le canton assume ainsi pleinement ses responsabilités environnementales en favorisant des mesures ciblées pour protéger la richesse de sa biodiversité. Cette mise en réserve forestière n’a en revanche aucune incidence sur les opportunités de randonnées, la chasse, la pêche et la cueillette des champignons. Elle favorisera au contraire le développement du tourisme doux, notamment grâce à une valorisation didactique du lieu.

La création de la réserve forestière Arpille/Vallée du Trient se justifie par la densité et la diversité des valeurs naturelles, paysagères et patrimoniales qu’elle recèle. Cette réserve s’échelonne en effet de la plaine (455 m. d’altitude) jusqu’au sommet de l’Arpille (2085 m.) et englobe des sites d’importance nationale, tels que les Gorges du Trient inscrites dans l’inventaire fédéral du paysage, des haut-marais ou des biotopes de reproduction des batraciens.

Limite supérieure des forêts (c) J.Bochatay

Aujourd’hui, le Valais recense plus de 2000 ha de réserves forestières pour un territoire de 120’000 ha. Cette nouvelle mise en réserve forestière s’inscrit dans le cadre des Conventions-programmes conclues avec l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) qui espère transformer 5% de la surface forestière suisse en réserve d’ici à 2020 et 10% en 2030.

Arpille – Vallée du Trient : création de la 2e plus grande réserve forestière de Suisse

Le Toblérone de l’Arpille vu du rocher du Temelin (c) J.Bochatay

La réserve forestière de l’Arpille – Vallée du Trient a officiellement vu le jour ce 6 février 2015, comme relaté dans cet article du Nouvelliste ou présenté dans cette information de Canal9. Avec une surface de 1307 hectares, cette nouvelle réserve est la deuxième plus grande de Suisse après celle de Val Cama/Val Leggia (1578 ha) aux Grisons.

Les propriétaires concernés par cette mise en réserve forestière sont les communes et bourgeoisies de Finhaut, Martigny, Martigny-Combe, Salvan, Trient et Vernayaz, le consortage de l’alpage de l’Arpille et la Paroisse catholique romaine de Martigny.

Signée pour une durée de 50 ans, cette convention formalise la mise en réserve et en fixe les règles d’utilisation. Sur une surface de 773 ha, les propriétaires renoncent ainsi à toute exploitation sylvicole afin de favoriser le développement naturel de la forêt. Les 534 hectares restants feront quant à eux l’objet d’interventions particulières avec le soutien du Service des forêts et du paysage (SFP), interventions visant à valoriser les habitats d’animaux et de plantes prioritaires, ou à introduire des essences ayant une valeur écologique particulière.

Signature de la convention

Le canton assume ainsi pleinement ses responsabilités environnementales en favorisant des mesures ciblées pour protéger la richesse de sa biodiversité. Cette mise en réserve forestière n’a en revanche aucune incidence sur les opportunités de randonnées, la chasse, la pêche et la cueillette des champignons. Elle favorisera au contraire le développement du tourisme doux, notamment grâce à une valorisation didactique du lieu.

La création de la réserve forestière Arpille/Vallée du Trient se justifie par la densité et la diversité des valeurs naturelles, paysagères et patrimoniales qu’elle recèle. Cette réserve s’échelonne en effet de la plaine (455 m. d’altitude) jusqu’au sommet de l’Arpille (2085 m.) et englobe des sites d’importance nationale, tels que les Gorges du Trient inscrites dans l’inventaire fédéral du paysage, des haut-marais ou des biotopes de reproduction des batraciens.

Limite supérieure des forêts (c) J.Bochatay

Aujourd’hui, le Valais recense plus de 2000 ha de réserves forestières pour un territoire de 120’000 ha. Cette nouvelle mise en réserve forestière s’inscrit dans le cadre des Conventions-programmes conclues avec l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) qui espère transformer 5% de la surface forestière suisse en réserve d’ici à 2020 et 10% en 2030.

Lancement du laboratoire de la mobilité avec l’EPFL, la HES‐SO Valais‐Wallis, La Poste Suisse et la ville de Sion

Après la signature d’une lettre d’intention en juillet dernier, cinq partenaires clés du monde politique, économique et académique en Valais ont concrétisé aujourd’hui à Sion le lancement du laboratoire de la mobilité. Le canton du Valais, la ville de Sion, l’EPFL, la HES‐SO Valais‐Wallis et La Poste Suisse SA unissent leurs compétences afin d’imaginer, développer et tester des solutions innovantes en matière de mobilité.

Le 4 novembre marque la date du lancement du laboratoire de la mobilité pour une durée de cinq ans. Avec la signature d’un contrat‐cadre, ces cinq partenaires poursuivent le même but: développer des synergies interdisciplinaires autour de la mobilité et disposer d’une vitrine d’expérimentation et de mise en oeuvre de nouvelles solutions dans ce domaine à des fins publiques.

Premiers projets en phase de lancement
Le laboratoire de la mobilité démarre avec la phase de lancement d’une série de quatre premiers projets.

  • Le premier consiste à établir une typologie des comportements de choix de mode(s) de transport dans l’agglomération de Sion et ses environs. Il s’agit d’obtenir une vue d’ensemble des pratiques de mobilité sur le territoire afin de mettre en oeuvre des mesures alternatives à la voiture.
  • Le deuxième projet vise à développer une solution d’e‐ticketing (billet électronique) novatrice basé sur les Smartphones et la technologie WiFi. L’usager pourra voyager sans acheter de titre de transport sachant que la prestation lui sera facturée après coup.
  • Le troisième projet vise à développer des solutions intelligentes et innovantes afin d’optimiser la gestion et les performances de système de mobilité partagée. Sur la base du réseau de vélos en libre service de la ville de Sion, il s’agit de développer des nouveaux outils de planification, gestion et interfaces clients pour une meilleure utilisation du système.
  • Enfin, le quatrième projet consiste à développer le covoiturage comme complément à l’offre de transport traditionnel, principalement dans des régions faiblement desservies.

Penser et réaliser la mobilité de demain – Lancement d’un laboratoire de la mobilité en Valais

Les partenaires du projet lors de la signature de la lettre d’intention.

Avec l’EPFL, la Poste Suisse SA, la HES-SO Valais, et la ville de Sion, nous avons donné ce matin le coup d’envoi du futur laboratoire de la mobilité qui sera implanté en Valais.

Les cinq partenaires ont signé à Sion ce matin une lettre d’intention pour créer le Laboratoire de la mobilité en Valais. Le but est clair: développer des synergies interdisciplinaires autour de la mobilité et disposer d’une vitrine d’expérimentation et de mise en œuvre de nouvelles solutions dans ce domaine.

Une lettre d’intention pour aller de l’avant en matière de recherche

La mobilité est un sujet central de la société contemporaine. Les personnes habitent plus loin de leur lieu de travail, et les exigences sont croissantes. La capacité de se déplacer de manière efficiente est devenu l’une des clés de la réussite du développement d’une région. Dans ce contexte, ce partenariat vise à créer, développer ou tester de nouvelles technologies, produits ou solutions qui permettent la promotion d’une mobilité parfaitement intégrée (interconnexion des différentes solutions en mobilité).

Cette lettre d’intention a défini trois premiers grands axes de recherche. Le premier consiste à développer et tester de nouvelles technologies et applications avec un accent particulier sur l’information des clients, les systèmes billettiques et la mobilité combinée. Le deuxième axe se tiendra du côté du Campus Valais Wallis qui proposera et testera des solutions de mobilité pour les étudiants en coordination avec la ville, de façon analogue au campus EPFL de Lausanne. Enfin, le dernier axe aura pour objectif d’offrir à la ville et l’agglomération de Sion des solutions de développement multimodales basées sur un concept modulaire de développement et d’offre.

Un pôle de compétence en matière de mobilité

La force d’un tel partenariat réside dans les compétences réunies de chaque partie. La signature de cette lettre d’intention est le premier jalon permettant de démarrer les travaux de définition et de coordination effectifs du laboratoire de la mobilité. Nous prévoyons de conclure une convention détaillée d’ici l’automne 2014. Celle-ci déterminera les modalités de la collaboration mais également pour chaque projet qui sera mis en œuvre, les objectifs à atteindre, les délais, la durée ainsi que les modalités financières.

Dynamisme de l’Espace lémanique

Réuni à Genève, le Comité du Conseil du Léman apporte son soutien à divers projets économiques, touristiques et liés aux transports, tels que l’identification de filières d’excellence, une application pour smartphone ou la mise en place d’un service de covoiturage. Par ces actions, le Conseil du Léman contribue au développement et au rayonnement de l’espace lémanique transfrontalier.

Sous la présidence du conseiller d’Etat Jacques Melly, vice-président du Conseil d’Etat valaisan, le Conseil du Léman s’est réuni à Genève le 27 juin 2014. Créé en1987, il regroupe les départements de l’Ain et de Haute-Savoie ainsi que les cantons de Genève, Vaud et Valais. Comptant plus de 2,835 millions d’habitants et offrant une situation privilégiée tant sur le plan économique que politique, le territoire du Conseil du Léman présente une certaine attractivité. C’est ce que démontre le travail d’identification des filières d’excellence du bassin lémanique mené par l’Union lémanique des chambres de commerce (ULCC) et soutenu par le Conseil du Léman. Vingt filières d’excellence sont répertoriées, documentées et cartographiées dans les secteurs tels que l’agroalimentaire, les biotechnologies, les nanotechnologies, la chimie, la mécatronique, etc. Cette étude permet de mettre en lumière la diversité économique des entreprises du territoire lémanique, leur performance et les potentialités de leur développement.

Afin de répondre aux besoins de l’économie, le nombre de travailleurs frontaliers est passé de 44’500 en 2002 à 90’300 en 2012, ce qui entraîne un flot conséquent de pendulaires. En vue de décongestionner les axes routiers aux heures de pointe, le Conseil du Léman étudie la possibilité de mise en place d’un service de covoiturage sur l’ensemble du bassin lémanique. S’appuyant sur les technologies de l’information et de la communication, le projet « Mobi-Léman » valorise des itinéraires touristiques. Grâce à une application mobile pour smartphones et tablettes, il permet aux visiteurs de découvrir des sites touristiques reconnus au travers d’itinéraires thématiques.

Plus d’informations sur http://www.leman-sans-frontiere.org/mobile.html et http://www.conseilduleman.org/